Le conseil des ministres s’est tenu le mercredi 02 novembre 2009, à 9h à la présidence, sous la présidence de monsieur Oscar
TEMARU. Ce conseil s’est achevé à 18h30.
Plan de relance : forte accélération de la commande publique
Le comité de suivi du plan de relance réuni le 23 octobre dernier, a permis de rendre compte de son état
d'avancement. Le ministre de l'économie et des finances a fait une communication à ce sujet en conseil des ministres.
Ainsi, la commande publique a atteint, à fin septembre 2009, des niveaux inégalés. Au 30 septembre, les
liquidations de crédits effectivement payés par la Polynésie française, s'élèvent à 23,2 milliards Fcfp soit près de 4 milliards de plus qu'en 2008 à pareille époque. Le taux d'exécution marque
également une bonne performance avec 67% prévus à fin 2009 contre 55,6% en 2008 et 50% en 2007.
Dans un contexte de crise mondiale, le relèvement de la commande publique de plus de 15% traduit bien la volonté
du gouvernement d'inverser la tendance à la baisse de l'activité et de ses conséquences sur l'emploi.
Pour ce qui concerne l'incitation aux investissements privés qui repose pour l'essentiel sur le dispositif de
défiscalisation locale, leur volume projeté est supérieur à 45 milliards Fcfp.
Un nouveau souffle à l'investissement privé
Dans le but de donner un nouveau souffle à ces investissements privés, l'action du Pays prévoit aussi un
accompagnement des porteurs de projets ainsi qu'un soutien à la trésorerie des entreprises confrontées au choc de la crise.
Le ministre a également rappelé que dans le but de soutenir la consommation des ménages, moteur important de
l'économie locale, le Pays maintient une action forte en direction des PPN, de la prise en charge du fret maritime, de la baisse des tarifs OPT, de la bonification des prêts PAB-PHB, de la
réinstauration de la "prime à la casse" automobile.
Enfin, les mesures de soutien direct à l'emploi (dotation d'un budget supérieur à 5 milliards Fcfp au SEFI,
nouveaux dispositifs complémentaires à l'existant comme l'IME ou la CRE), ont permis de stabiliser les pertes d'emplois. Le nombre de salariés en mai et juin 2009 se sont ainsi établis
respectivement à 65073 et 65066.
Produits polynésiens transformés : fret pris en charge pour des prix plus bas
Le ministre de l'économie et des finances a présenté un projet d'arrêté en application de la délibération sur la
prise en charge par le Pays du fret maritime ainsi qu'un projet d'arrêté, lié au premier, modifiant la réglementation des prix.
Le dispositif de prise en charge du fret maritime concerne notamment les produits transformés ou fabriqués provenant des îles autres que Tahiti et à destination de cette dernière ou d'autres îles
polynésiennes. L'objectif consiste, rappelons-le, à assurer à ces produits transformés en Polynésie une meilleure compétitivité sur le marché intérieur.
Toutefois, le coût de ce transport maritime est assumé par le budget du Pays uniquement lorsque les produits concernés sont destinés à la vente et que leurs prix, au stade de la production, ont bien été déposés au service des affaires économiques.
Dans cette optique, toutes les entreprises intéressées par cette mesure ont été sollicitées. Pour l'heure, 8 entreprises représentant 65 produits
différents et une soixantaine d'emplois, ont indiqué leurs prix de production, conformément à l'esprit de la mesure de faire baisser les prix à la vente par la prise en charge du coût de
transport.
Parallèlement, le ministre de l'économie et des finances propose d'étendre l'encadrement des prix (PGC) aux nectars et boissons aromatisées aux jus de fruits, deux types de produits transformés
concernés par la prise en charge du fret. Cette extension de la réglementation permettra aux consommateurs de bénéficier de la baisse des prix résultant de la prise en charge, par le Pays, du
fret de ces boissons.
Soutien accru au coprah
Afin de tenir compte de la production de coprah en augmentation de 15% en volume par rapport à 2008, en raison des
augmentations de prix d'achat début 2009 et des incertitudes liées à la crise et à la situation de l'emploi, le Pays a dû revoir à la hausse ses aides à la caisse de soutien des prix du coprah,
le cours international de ce produit s'affichant à al baisse depuis le début de 2009.
C'est ainsi que 300 millions Fcfp avaient été votés au collectif budgétaire n°2.
Le ministre de l'économie et des finances a donc proposé qu'une délibération récente du conseil d'administration
de la caisse de soutien des prix du coprah soit rendue exécutoire par un arrêté du conseil des ministres. Le budget de la Caisse modifié atteint ainsi la somme de 1,879 milliard Fcfp
(1,605milliard en fonctionnement et 273,7 millions en opérations de capital).
Corps de Volontaires au Developpement
Le ministre Pierre Frébault, en charge du travail, de l’emploi, de la fonction publique et de la formation professionnelle a présenté au conseil des ministres, réuni en séance de ce
lundi 2 novembre, un arrêté portant application de la loi du pays relative au dispositif intitulé « corps de volontaires au développement » (C.V.D) dont voici le résumé et la procédure
de demande et d’obtention du « CVD ».
.
Le dispositif « C.V.D » initial mettait en place une formation professionnelle, destinée à favoriser
l’adaptation à l’emploi et à l’insertion professionnelle des personnes titulaires d’un diplôme de maîtrise ou d’un diplôme équivalent et n’occupant pas un emploi stable correspondant à leur
formation. Ce dispositif a été modifié dans le but de le rendre plus accessible à un plus grand nombre de jeunes Polynésiens, titulaires de diplomes universitaires et ne trouvant pas toujours
d’emploi correspondant à leur formation, trop générale ou théorique.
Ainsi, peuvent prétendre au dispositif, les jeunes Polynésiens titulaires :
· d’un diplôme sanctionnant
deux années d’études après le BAC ou d’un diplôme équivalent ;
· d’un diplôme sanctionnant
trois années d’études après le BAC ou d’un diplôme équivalent
Le montant de l’indemnité déterminé par référence à la moyenne de ce qui est pratiqué dans le secteur privé,
pour les agents de maîtrise et les cadres en début de carrière :
· 170
000 FCFP pour les titulaires d’un Bac+2 ou d’un diplôme de niveau équivalent ;
220 000 FCFP pour les titulaires d’un diplôme sanctionnant 3 années d’études
PROCEDURE CORPS DE VOLONTAIRE AU
DEVELOPPEMENT
OBJET
C’est un dispositif portant organisation d’une formation
professionnelle tendant à favoriser l’adaptation à l’emploi et l’insertion professionnelle des personnes, dans des secteurs d’activités publics ou privés déterminants pour le développement de la Polynésie française.
ACCES AU DISPOSITIF
Sont concernées par ce dispositif les personnes âgées de moins de 30 ans qui justifient d’une durée de 5 ans de
résidence en Polynésie française à la date de leur demande et qui détiennent :
· Un diplôme sanctionnant deux années d’études après le BAC ou un diplôme équivalent ;
· Un diplôme sanctionnant trois années d’études après le BAC ou un diplôme équivalent.
MONTANT DES INDEMNITES
Le montant des indemnités versées par la Polynésie française au volontaire au développement diffère en fonction du
niveau du diplôme détenu :
· 170 000 FCFP pour les
titulaires d’un Bac +2 ou d’un diplôme de niveau équivalent ;
· 220 000 FCFP pour les
titulaires d’un diplôme sanctionnant 3 années d’études après le baccalauréat
DURE DU CVD
Un an.
ORGANISMES SUSCEPTIBLES D’ACCUEILLIR UN CVD
Le volontariat au développement peut être accompli
auprès :
· d’un service public, d’un établissement public ou d’une société d’économie mixte de la Polynésie française ;
· d’une commune ou d’un groupement de communes ;
· d’une personne physique ou morale participant à une activité dans un secteur déterminant pour le développement de la Polynésie
française (entrepreneur privé).
Développement des archipels
Le Ministre du développement des archipels a présenté trois délibérations du conseil d’administration du FDA en Conseil des Ministres.
Suite à cela, elle a proposé 3 projets
d’arrêté :
- le premier souscrivant et rendant exécutoire la délibération n° 05/09/CA/FDA du 09 octobre 2009
approuvant la régularisation du recouvrement des matériaux de construction vendus aux communes de Mahina et Hikueru (suite à la délibération n° 26/2006/CA/FDA du 7 septembre 2006
modifiée) ;
- le second soumettant et rendant exécutoire la délibération n° 06/09/CA/FDA du 09 octobre 2009 portant
approbation du contrat de travail de la Directrice par intérim du FDA, Mlle Laïza Vongey ;
- le dernier ratifiant et rendant exécutoire la délibération n° 07/09/CA/FDA du 09 octobre 2009 approuvant
la décision modificative n°1 de l’Etat Prévisionnel des Recettes et des Dépenses du FDA.
Les polices de l’environnement
Le ministre de l’environnement a présenté en conseil la démarche initiée en 2007 et poursuivie
aujourd’hui en vue de renforcer l’efficacité des sanctions pénales en matière de protection de l’environnement. La richesse de l’environnement polynésien dispose à ce jour d’une protection
juridique essentiellement contenue dans le code de l’environnement, mais présente également dans d’autres réglementations sous la responsabilité d’autres ministères. C’est pourquoi il convient de
parler des polices de l’environnement. Parmi l’éventail de sanctions applicables, qui peuvent être administratives (retrait d’autorisations, amendes administratives), pénales ou encore des
contraventions de grande voirie pour ce qui concerne la protection du domaine public, les sanctions pénales sont problématiques.
En effet, la compétence répressive reste celle de l’Etat, mais la loi organique statutaire autorise les institutions à assortir leurs actes réglementaires de sanctions pénales dans certaines
limites qu’elle fixe. C’est ainsi que la réglementation environnementale comporte des délits et des contraventions, sanctionnés selon les règles de droit pénal par des peines d’emprisonnement,
des peines d’amende et des peines complémentaires (ex. confiscation). Alors que les infractions en question sont constatées par les agents assermentés de l’administration du Pays, la poursuite
des responsables et leur sanction reviennent aux instances judiciaires de l’Etat. Or cette répartition des compétences et la nature des réglementations qui en découlent posent la question de leur
réelle efficacité en matière d’atteintes à l’environnement, régulièrement mise en cause par nos concitoyens.
Dès lors, et du fait de la nécessaire coopération entre les services du Pays et les services de l’Etat dans le domaine de la police et de la justice, le ministre Georges Handerson a organisé une
première rencontre sur le sujet en février 2008, après les débats du Grenelle de l’environnement. Plusieurs pistes d’action avaient été alors retenues, visant à améliorer la connaissance des
textes applicables en Polynésie, à rendre effectives, efficaces et dissuasives les sanctions pénales en matière d’environnement, à développer la coopération entre les services mais également avec
les communes, à assurer un retour des décisions de justice aux services ou encore à initier une politique pénale en matière d’environnement. Il convient aujourd’hui de poursuivre cette dynamique,
et l’organisation le 9 octobre dernier d’une réunion avec les différents services du Pays a permis de discuter d’un premier diagnostic réalisé sur la base d’un état des lieux de la réglementation
en vigueur, et de préparer de prochaines rencontres avec les services concernés de l’Etat et des communes prévues d’ici la fin de l’année.
GUIDES FLORISTIQUES
La Directon de l’environnement publie les deux premiers guides floristiques, d’une série composée de 8 numéros,
relatifs à la biodiversité végétale de nos îles. Ces ouvrages portent, l’un sur les îles de Eiao, Hatutaa et Mohotani et le second sur les Tuamotu de l’ouest. Richement illustrés, ces guides
pratiques doivent permettre une meilleure connaissance du patrimoine naturel de nos îles, telle que souhaitée par le Ministre de l’environnement, Georges Handerson.
Principalement destinés aux communes et établissements scolaires des îles concernées, ils seront sous peu librement téléchargeables sur le site internet de la direction de l’environnement.
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